VIRADE Dans les Corbières du 9 au 12 avril 2019

                                          VIRADE  CORBIERES

                                        Du mardi  09 au vendredi 12 avril 2019.

                                                       Compte- rendu

Au soir du lundi 08 avril nous sommes onze cyclistes à nous retrouver à

                      l' HOTEL LE CHATELET

                      Route de Caudiès

                      66220  Saint-Paul-de-Fenouillet.

 

Gilbert FICHARD, Henri VIGNES, Jean-Benoît BROCARD, Philippe BERNET, Marc BIGOT,

 Alain RAVET, Claude BOURGEOIS, Gilles ASSOLANT, Vincent CELLIER,

 Fabrice CHARPENEL et Claude DEFOURNEL, votre serviteur.

 

 

Randonnée du mardi

 

La chaîne des Pyrénées étant encore bien enneigée, le Port de Pailhères que nous envisagions de franchir à 2001 mètres d'altitude est fermé à la circulation.

Le circuit, choisi d'un commun accord la veille, va nous faire découvrir le Pays de Sault à l'ouest du bourg d’AXAT, que nous rejoignons en voiture, à l'exception d’Alain, Claude B et Fabrice partis de l’hôtel.

Nous passons à la sortie d'Axat les belles gorges de Saint Georges pour monter calmement les gorges de l'Aude ; puis la route se redresse pour atteindre le Col des Aychides à 1007 mètres.

Nos trois « gros rouleurs «  nous rejoignent et nous dépassent.

Nous déjeunons au restaurant «  Le 100 unique » à Espezel ; outre les moveurs et trois ou quatre piliers de bar , dont une femme , le gros de la clientèle est assuré par les élèves de l'école et leurs institutrices .

Après la cantine nous retournons au boulot ……et au village d’Aunat, où quelques erreurs d'aiguillage se produisent.

Nous attaquons alors la route forestière qui nous ramène à Axat ; le trio des costauds file car ils ont de la route pour rentrer à l’hotel.

Ce chemin, où nous ne rencontrons aucune voiture, passe par trois cols charmants, avec des pourcentages qui ne le sont pas vraiment pour certains d'entre nous ;   mais ça passe et dans la bonne humeur.

Côté météo, nous sommes partis sous un ciel couvert puis les larges éclaircies ont rendu la journée très  acceptable.

 

Randonnée du mercredi

Nous débutons ce jour par les GORGES DE GALAMUS.

C'est magnifique …..surtout lorsque l'on reste sur son vélo …...quel vent …….à décorner … !

Après ce moment de tourisme il nous faut rejoindre le restaurant que par prudence nous avons retenu, mais de manière « jupicronnnienne «  ce qui n'a pas forcément plu à certains qui ne souhaitaient pas avaler tant de kilomètres  pour se satisfaire d'une entrecôte-frites au restaurant KEZAKO  du petit village perché de Mouthoumet , où nous sommes les uniques clients .

Finalement tout le monde arrive à bon port, mais absolument pas en même temps, et le repas se termine dans la joie et la bonne humeur.

Le reste de la journée est mémorable ;

- dans le village de Laroque nous perdons un compagnon pour le reste du circuit ; il fait un « tout-droit !   Comme un grand il rentrera tardivement au bercail par un cheminement bien à lui et après cent dix kilomètres !  Bravo à lui, mais un moment de stress pour le staff !

- à la sortie des Gorges de Galamus, ce sont trois cyclos qui filent à l’est, à une vitesse folle poussés par le vent alors que notre hôtel est à deux kilomètres plein ouest !

Le dernier rentrera à plus de 18 heures avec 120 bornes au compteur ; le record sera pour le plus costaud d'entre nous qui aura finalement roulé 132 kilomètres (le parcours initial étant de 98).

Côté météo, larges éclaircies avec un fort vent de nord-ouest accompagné en fin de journée de fortes averses ;  ces conditions rendant « héroïques «  les moveurs égarés.

 

Randonnée du jeudi

Jusque-là aucun nom n’a été cité ; mais maintenant l'impunité est terminée.

Gilbert s'accorde une pause pour soulager son épaule blessée au champ de neige ;

Gilles et Marc après une douzaine de kilomètres par temps gris et fort vent de face n'ont plus la foi en Vélocio et rentrent rejoindre Gilbert, le vent dans le dos.

Prudents, avisés, raisonnables, Henri et Jean-Benoît ont « shunté » la première difficulté du parcours.

Bien leur en a pris, car le col del Mas sous le ciel plombé et les rafales contraires de vent, ce n'est pas tout à fait la joie !  Avec en prime la première crevaison, à l'actif de Fabrice.

A Lapradelle , au pied du Château de Puilaurens , on revient à une situation plus normale .

Belle montée régulière le long de la rivière Boulzane (qui longe dans la vallée notre hôtel) ;

puis la petite route se redresse pour atteindre le col d'Aussières à 1020 mètres ; des nuages de pluies fines nous accompagnent jouant avec le vent et au col, comme une consécration, la pluie devient grésil. 

Longue et agréable descente jusqu'à Sournia où tous les participants se regroupent ; grâce à la gentillesse de Jean-Benoît et d'Henri un pique-nique bienvenu est improvisé sur la place du village,

Ce ne sont pas les habitants qui nous dérangent !

C'est une triste constatation que bon nombre de participants a fait : dans les deux départements  (Pyrénées Orientales et Aude) les villages traversées sont quasiment déserts, beaucoup de maisons sont fermées, apparaissent abandonnées ou indiquent qu'elles sont en vente ; les rares autochtones sont des personnes âgées ; les commerçants indiquent qu'ils vont cesser leur activité et de nombreux jeunes « marginaux » sont installés. De nombreux gilets jaunes sont accrochés aux rares fenêtres ouvertes ou posés sur le tableau de bord des voitures.

Revenons à nos moutons : après ce repas, aussi léger que sympathique, on se réchauffe en reprenant la route.  

Jean-Benoît, Henri, Vincent, Gilles rejoignent Saint Paul de Fenouillet par une très jolie petite route qui a l'avantage de descendre, avec un finale rude car face au vent.

Quant à Philippe, il effectue une petite et involontaire remontée sur le village où l'attend son sac à dos !  Avant de terminer dans les pas du groupe précédant.

Alain, Claude, Fabrice et moi dégustons encore deux petits cols avant de rejoindre la vallée.

Il n'y a, malheureusement, pas que le vélo dans la vie ; Henri et Jean-Benoît sont dans l'obligation de nous quitter en fin d'après-midi.

 

Randonnée du vendredi

Grand soleil, ciel d'un bleu limpide, sans nuage …...mais……….

le très fort vent (rafales à plus de 80 km/h)  est  l'élément majeur de cette sortie matinale.

Ce caprice météorologique ne nous empêche cependant pas d'apprécier le Grau de Maury, Cucugnan (où nous n'avons pas croisé le curé) et une petite incursion dans les collines des Corbières, où les neuf cyclistes ont le plaisir de rouler groupés.

Le vent et les crevaisons ayant mis à mal la compacité de notre peloton, c'est en ordre très dispersé que nous rejoignons tous le relais des Corbières à Saint Paul de Fenouillet où nous prenons ensemble le dernier repas (fort bon) de cette virade.

Les statistiques

Mardi :     73 kms    (pour les grands rouleurs 119 kms)   et D+  1700 m

Mercredi : 98 kms  (+ pour les égarés)  et D+ 1700 m

Jeudi :       84 kms   (pour les rouleurs 95 kms)  et D+ 1380  m (1770)

Vendredi : 82 kms    et D+ 1150 m

Entre 30   et  21 cols franchis, selon les participants.

Claude Defournel

 

Commentaires (1)

bourgeois
  • 1. bourgeois | 16/04/2019
Merci Claude pour ce magnifique compte-rendu, merci aussi Jean-Benoît qui nous a concocté de superbes parcours et pour l'organisation parfaite, et puis merci aussi à tous les participants qui ont contribué à la réussite de cette virade.
Nous retiendrons tous bien sur les conditions très difficiles de ces étapes, surtout ce vent à c---r qui nous a souvent questionné sur ce qu'on était venus faire ici, ca fait réfléchir quand dans une descente à 10% le vélo s'arrête et qu'il faut pédaler, et que dire dans les ascensions !
Très bonne ambiance dans le groupe même si trop souvent tout le monde s'est un peu éparpillé sur la route. Ca ne nous a bien sur pas empêché de tous se retrouver chaque fois à midi pour un bon moment de convivialité dans des auberges pittoresques en sursis, et le soir dans notre confortable hôtel.
Content quand même de retrouver la civilisation de nos Monts-d'or, ce pays ou l'activité cycliste cesse quand les rafales dépassent 20 km/h !
Bonne soirée.
Claude.
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